Accueil du site > Critique > Erin Brannigan et le film dansant

Erin Brannigan et le film dansant

vendredi 22 avril 2011,
par Nicolas Villodre


L’Australienne Erin Brannigan, que nous connûmes étudiante à peine sortie de l’adolescence, puis critique, enseignante et, surtout, fondatrice d’un des plus importants festivals de vidéo-danse au monde, ReelDance, vient de publier aux prestigieuses presses universitaires d’Oxford, un ouvrage intitulé Dancefilm, Choreography and the Moving Image.

Le réalisateur de films de danse britannique David Hinton, dont on peut ainsi, au bout de quelques clics et autres liens, visionner Touched (1994), loue à juste titre, en quatrième de couverture du livre, l’ouverture d’esprit d’Erin qui traite aussi bien des films les plus commerciaux que des œuvres les plus pointues.

L’auteure se sert de concepts provenant de la théorie du cinéma – cf. les notions de filmique et de profilmique, par exemple –, de grilles d’analyse actuellement en vogue – cf. la problématique de l’hybridité chère aux philosophes – et d’approches matérialistes plus techniques, comme celle de l’historienne d’art Laleen Jayamanne, qui aident à trouver (ou "pointer", comme on dit de nos jours) les éléments communs aux deux disciplines relativement distinctes que sont la danse et le cinéma.

L’ouvrage se divise en sept (nombre magique s’il en est mais après tout normal, s’agissant du 7e Art) : le mouvement moderne et la naissance du cinéma, gros plans et micro-chorégraphies, geste-danse, Maya Deren et les stratégies du film de danse, l’anarchie en marche ou le cinéma expérimental, la comédie musicale, le geste échangé.

Nous reviendrons en détail sur cet événement éditorial et sur l’originalité de la démarche d’Erin Brannigan.


Répondre à cet article




événements  |   Focus  |   Critique  |   Reportage  |   Formation  |   Médias  |   Auditions  |   Forum  |  
Suivre la vie du site RSS 2.0   |  Espace privé  |  Infos légales  |  Contact